un peu d'histoire
Les premiers Marocains qui ont peuplé le pays sont des populations venues du Nord et de l'Est et ce dès l'époque Néolithique. Ces populations très variées ont été appelées "berbères" par les navigateurs et les Romains. Aujourd'hui, le Maroc présente une société composite, où presque la moitié de la population parle le berbère, langue à l'intérieur de laquelle se distinguent trois sous-groupes: tarifit (Rif), tamazight (Moyen Atlas) et tachelhit (Haut, Anti-Atlas et Souss).
La plupart des historiens s'accordent désormais pour reconnaître que, les conquérants arabes du VIII è siècle ayant été peu nombreux, la très grande majorité des Marocains a du sang berbère.
Ce qui ne signifie pas nécessairement qu'ils sont berbérophones, plusieurs tribus ayant été arabisées de force très tôt, en particulier le long des côtes de l'Atlantique. De très nombreuses tribus marocaines peuplent le Maroc. Ainsi, la Province de Chefchaouen, par exemple, comprend les tribus suivantes : El Akhmas, Ghomara, Sanhaja, Ghzaoua, Bni Msara et Arhouna. Il est très difficile de chiffrer le nombre de tribus qui composent la population berbère au Maroc.
Les premiers arabes n'arrivèrent qu'à la fin du VIIe siècle. Ils apportèrent l'islam, la langue et la civilisation arabe qui était l'une des plus avancées. Arrivés du Moyen-Orient, ils s'imposèrent progressivement aux berbères.
Au XIe l'oeuvre de propagation de l'islam s'acheva grâce aux Idrissides qui sont présentés par les historiens comme les fondateurs du premier Etat musulman au Maroc et les acteurs principaux de l'arabisation du pays. Aujourd'hui, les arabes du Maroc représentent selon les estimations entre 20 et 50 % de la population, et ils sont présents à travers tout le pays.
La présence juive au Maroc est trois fois millénaire. Cependant, depuis la création de l'Etat d'Israël, des milliers de juifs marocains ont quitté leur pays natal le Maroc pour aller s'installer en Israël. D'autres sont partis vivre en France, au Canada et aux Etats-Unis d'Amérique.
D'après les recherches dans le domaine, les juifs marocains étaient protégés par presque toutes les dynasties marocaines qui se sont succédées depuis les dynasties berbères remontant à 210 avant notre ère. Il existe toujours des quartiers juifs appelés mellah dans les villes impériales du pays, notamment, Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, Marrakech et Essaouira. Il existe également des synagogues un peu partout dans le pays où les juifs pratiquent tranquillement leur religion.
Sous toutes les dynasties marocaines, les juifs ont généralement connu une très grande liberté de culte et ce pendant des siècles. Les rois Mohammed V et Hassan II ont soutenu la communauté juive qui comprend aujourd'hui quelques 5000 personnes.
D'autre part, la colonisation française (1912-1956) a changé la donne culturelle et linguistique au Maroc comme ailleurs en Afrique du Nord. Elle a introduit le français et la culture française ou occidentale dans le sens large du mot. Elle a en quelque sorte renforcé les bases du multilinguisme et le multilinguisme déjà existant au Maroc. L'histoire coloniale française a traité de façon inégale les langues nationales, notamment l'arabe classique et le berbère qui étaient marginalisés pendant toute la période de colonisation.
En fait, l'arabe classique était enseigné en tant que langue secondaire dans seulement quelques lycées dans les villes impériales comme Fès, Rabat et Casablanca ; le berbère, lui était enseigné uniquement au lycée franco-berbère d'Azrou. Du coup, le français est devenu la langue dominante qui pèse même aujourd'hui après près d'un demi-siècle d'indépendance.
Ainsi autorités coloniales françaises et les élites au pouvoir au Maroc depuis l'indépendance ont adopté /imposé un système éducatif et culturel étrangers à la réalité des populations. Les premiers ont marginalisé les langues arabe et berbère, et les seconds ont coincé les citoyens entre des langues maternelles minorées et des langues étrangères comme le français et l'anglais qui sont restées inaccessibles à la majorité du peuple dont plus de 50% est malheureusement encore analphabète.
L'Amazigh
Le terme berbère est fréquemment utilisé dans la tradition occidentale pour désigner ce que les autochtones préfèrent appeler Tamazight ou Amazigh. Les zones berbères sont discontinues en ce sens qu'il n'existe pas de vastes régions berbères car souvent des villages arabophones séparent les patelins berbères.
La langue amazighe est la plus ancienne langue au Maghreb. Pour Vycichl (1988) l'histoire écrite des berbères remonte à plus de 5000 ans au moins. Le berbère au Maroc se subdivise en trois dialectes majeurs : Tarifit, Tamazight et Tachelhit, comme nous l'avons mentionné supra.
Tarifit est parlé au nord du pays dans la chaîne du Rif en particulier dans les régions de Tanger, Tétouan, Nador, Al-Hoceima, et Aknoul. Tarifit est également pratiqué par la communauté rifaine surtout en Allemagne et en Hollande.
Tamazight est parlé au centre du pays dans la chaîne du Moyen Atlas en particulier dans les régions de Boulemane, Midelt, Errachidia, Khenifra, Azrou, Béni-Mellal, Khemisset, etc. Tamazight est fortement influencé par le contact avec l'arabe dialectal. Contrairement aux usagers des autres dialectes berbères, le groupe Tamazightophone est plus flexible en ce qui concerne l'usage d'autres langues, d'où l'influence remarquable de l'arabe sur cette variété berbère.
Tachelhit est parlé au sud du Maroc dans les chaînes du Grand Atlas et du Haut Atlas. Il est utilisé fortement dans les régions de Marrakech, Agadir, Tiznit, Ouarzazate, Essaouira, etc. Tachelhit est également parlé dans les grandes villes du Maroc telles que Casablanca, Rabat, Fès, Tanger surtout par les épiciers qui sont souvent d'origine soussie donc pratiquant Tachelhit. Il existe aussi une forte communauté soussie dans les pays d'émigration telle que la France, la Hollande et la Belgique.
http://www.awalinoo.net/modules/infos/article-121-amazigh-porteur-diversite-culturelle-maroc.html
La plupart des historiens s'accordent désormais pour reconnaître que, les conquérants arabes du VIII è siècle ayant été peu nombreux, la très grande majorité des Marocains a du sang berbère.
Ce qui ne signifie pas nécessairement qu'ils sont berbérophones, plusieurs tribus ayant été arabisées de force très tôt, en particulier le long des côtes de l'Atlantique. De très nombreuses tribus marocaines peuplent le Maroc. Ainsi, la Province de Chefchaouen, par exemple, comprend les tribus suivantes : El Akhmas, Ghomara, Sanhaja, Ghzaoua, Bni Msara et Arhouna. Il est très difficile de chiffrer le nombre de tribus qui composent la population berbère au Maroc.
Les premiers arabes n'arrivèrent qu'à la fin du VIIe siècle. Ils apportèrent l'islam, la langue et la civilisation arabe qui était l'une des plus avancées. Arrivés du Moyen-Orient, ils s'imposèrent progressivement aux berbères.
Au XIe l'oeuvre de propagation de l'islam s'acheva grâce aux Idrissides qui sont présentés par les historiens comme les fondateurs du premier Etat musulman au Maroc et les acteurs principaux de l'arabisation du pays. Aujourd'hui, les arabes du Maroc représentent selon les estimations entre 20 et 50 % de la population, et ils sont présents à travers tout le pays.
La présence juive au Maroc est trois fois millénaire. Cependant, depuis la création de l'Etat d'Israël, des milliers de juifs marocains ont quitté leur pays natal le Maroc pour aller s'installer en Israël. D'autres sont partis vivre en France, au Canada et aux Etats-Unis d'Amérique.
D'après les recherches dans le domaine, les juifs marocains étaient protégés par presque toutes les dynasties marocaines qui se sont succédées depuis les dynasties berbères remontant à 210 avant notre ère. Il existe toujours des quartiers juifs appelés mellah dans les villes impériales du pays, notamment, Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, Marrakech et Essaouira. Il existe également des synagogues un peu partout dans le pays où les juifs pratiquent tranquillement leur religion.
Sous toutes les dynasties marocaines, les juifs ont généralement connu une très grande liberté de culte et ce pendant des siècles. Les rois Mohammed V et Hassan II ont soutenu la communauté juive qui comprend aujourd'hui quelques 5000 personnes.
D'autre part, la colonisation française (1912-1956) a changé la donne culturelle et linguistique au Maroc comme ailleurs en Afrique du Nord. Elle a introduit le français et la culture française ou occidentale dans le sens large du mot. Elle a en quelque sorte renforcé les bases du multilinguisme et le multilinguisme déjà existant au Maroc. L'histoire coloniale française a traité de façon inégale les langues nationales, notamment l'arabe classique et le berbère qui étaient marginalisés pendant toute la période de colonisation.
En fait, l'arabe classique était enseigné en tant que langue secondaire dans seulement quelques lycées dans les villes impériales comme Fès, Rabat et Casablanca ; le berbère, lui était enseigné uniquement au lycée franco-berbère d'Azrou. Du coup, le français est devenu la langue dominante qui pèse même aujourd'hui après près d'un demi-siècle d'indépendance.
Ainsi autorités coloniales françaises et les élites au pouvoir au Maroc depuis l'indépendance ont adopté /imposé un système éducatif et culturel étrangers à la réalité des populations. Les premiers ont marginalisé les langues arabe et berbère, et les seconds ont coincé les citoyens entre des langues maternelles minorées et des langues étrangères comme le français et l'anglais qui sont restées inaccessibles à la majorité du peuple dont plus de 50% est malheureusement encore analphabète.
L'Amazigh
Le terme berbère est fréquemment utilisé dans la tradition occidentale pour désigner ce que les autochtones préfèrent appeler Tamazight ou Amazigh. Les zones berbères sont discontinues en ce sens qu'il n'existe pas de vastes régions berbères car souvent des villages arabophones séparent les patelins berbères.
La langue amazighe est la plus ancienne langue au Maghreb. Pour Vycichl (1988) l'histoire écrite des berbères remonte à plus de 5000 ans au moins. Le berbère au Maroc se subdivise en trois dialectes majeurs : Tarifit, Tamazight et Tachelhit, comme nous l'avons mentionné supra.
Tarifit est parlé au nord du pays dans la chaîne du Rif en particulier dans les régions de Tanger, Tétouan, Nador, Al-Hoceima, et Aknoul. Tarifit est également pratiqué par la communauté rifaine surtout en Allemagne et en Hollande.
Tamazight est parlé au centre du pays dans la chaîne du Moyen Atlas en particulier dans les régions de Boulemane, Midelt, Errachidia, Khenifra, Azrou, Béni-Mellal, Khemisset, etc. Tamazight est fortement influencé par le contact avec l'arabe dialectal. Contrairement aux usagers des autres dialectes berbères, le groupe Tamazightophone est plus flexible en ce qui concerne l'usage d'autres langues, d'où l'influence remarquable de l'arabe sur cette variété berbère.
Tachelhit est parlé au sud du Maroc dans les chaînes du Grand Atlas et du Haut Atlas. Il est utilisé fortement dans les régions de Marrakech, Agadir, Tiznit, Ouarzazate, Essaouira, etc. Tachelhit est également parlé dans les grandes villes du Maroc telles que Casablanca, Rabat, Fès, Tanger surtout par les épiciers qui sont souvent d'origine soussie donc pratiquant Tachelhit. Il existe aussi une forte communauté soussie dans les pays d'émigration telle que la France, la Hollande et la Belgique.
http://www.awalinoo.net/modules/infos/article-121-amazigh-porteur-diversite-culturelle-maroc.html
